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      <title>Suite et fin.</title>
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      <pubDate>Sun, 26 Oct 2008 17:20:40 +0100</pubDate>
      <description>Ma résidence prend fin jeudi. Le sentiment à la fin de cette expérience est particulier, comme quelque chose d’inachevé. Il était convenu dès le départ différents objectifs sur lesquels il est bon de revenir maintenant sur ceux-ci. Hormis l’objectif de maintenir un blog, ce que j’ai essayé de faire, parfois avec peine, parfois avec enthousiasme, objectif sur lequel je ne reviendrai pas puisqu’il ne m’appartient pas d’en juger, je vais essayer de revenir sur les autres projets.&lt;br/&gt;J’avais pour objectif ici de produire un travail de portrait. Sur cet objectif, je ne suis qu’à moitié satisfait.&lt;br/&gt;Le peu de portraits photographiques que j’ai posté sur ce blog ne correspondent pas nécessairement aux attentes que j’avais. Les conditions lumineuses si particulières et le manque d’habitude au travail en lumière naturelle m’ont sûrement freiné dans ces prises de vues. Les limites techniques apportées par la sensibilité d’un moyen-format digital (50ISO est une norme quasi imposée tant la perte de qualité est grande à 400ISO, le maximum). Il était pour moi hors de question de réaliser ce travail avec un autre boitier que celui-ci. La disponibilité des gens n’étant aussi que relative durant le peu de jour que j’ai eu l’occasion de voir ici que je me contenterai de qualifier ce travail comme étant un travail a réaliser en été, lors du soleil de minuit, s’il devait se réaliser dans des conditions techniques équivalentes.&lt;br/&gt;A moitié satisfait tout de même car j’ai eu pour moi le portrait que je souhatais. Celui-ci n’est pas photographique mais les rencontres que j’ai eu l’occasion de faire ici ont toutes participées de ce que j’y ai vécu et de l’image que je me suis fait du lieu et de ses habitants.&lt;br/&gt;Comme j’ai pu le soulever plus tôt dans ce blog, chacun des gens ici est un héros à sa manière. Ne serait-ce que parce qu’il a relevé d’une décision que de venir ici. Nombreux sont ceux aussi qui ont subi le lieu, car il effectuait, et effectue encore pour certains, une attirance particulière sur eux.&lt;br/&gt;On y vient mais aussi on en part. Certains sont la depuis un an, d’autres deux, quatres, parfois dix, mais personne n’est ici pour la vie. Déjà car on ne naît pas ici, et on n’y meurt pas, sauf accident dans chacun des deux cas de figure.&lt;br/&gt;On trouve des qualités et des défauts à tous lieux, Longyear pour ne parler que d’elle est une petite ville avec les avantages et inconvénients que cela apporte aussi.&lt;br/&gt;La raison principale pour laquelle les gens viennent ici est autant la nature que l’argent. Si la vie coûte ici cher, elle rapporte aussi bien plus que sur le continent. Le Svalbard ne l’oublions pas est un paradis fiscal, fiscalité avantageuse, 15,2% prélevés à la source dont 7,1% allant droit à une sécurité sociale excellente. Le supplément salarial pour “travail en conditions de vie difficiles” est conséquent et rares sont ceux qui s’en plaignent, tout du moins pour un temps.&lt;br/&gt;Mais il faut tout de même aimer la solitude. D’avis unanyme, les hivers sont longs, l’absence de lumière est difficile, ou tout du moins étrange. D’ailleurs revenons un peu sur cette lumière aussi qui est partie comme une traître tant bien qu’elle avait prévenu.&lt;br/&gt;Aujourd’hui était le premier jour sans soleil. C’était aussi mon premier. Le soleil n’a pas même pointé son nez à l’horizon, a peine l’a-t-il effleuré pendant quelques heures. Il y avait de ce bleu qu’on trouve un matin d’hiver à la montagne, tôt, très tôt, un instant avant que le soleil ne se lève, ce bleu tirant vers une froideur qui tranche complètement avec l’instant suivant, celui ou le soleil apparaîtra. La lumière était comme ça, quelques heures à peine, sans trop bien qu’on ne sache d’ou elle arrivait. Puis à quatorze heures est venu le noir, d’un coup d’un seul, l’obscurité comme on ne la trouve que dans ces endroits déserts, dénués de vie. Le vent soufflait fort, une quarantaine de kilomètres heure, douze mètres secondes en fait. Ayant oublié l’intérêt du thermomètre il y a quelques semaines, je me limiterai à annoncer la température ressentie, incluant le vent, environ trente degrés. Car ici, on n’annonce pas le négatif, à quoi bon, il fait de toutes façons trente sous zéro et non sur, question de bon sens. J’ai manqué l’engelure de peu ne prenant des photos qu’avec mes sous-gants. Premiers problèmes techniques aussi avec le Canon, rien de très grâve, tout du moins, une fois rentré, tout allait à nouveau bien.&lt;br/&gt;Je ne sais toujours pas si je dois qualifier ce jour de trop court ou trop long, bien que maintenant je ne sache pas non plus si je doive utiliser le mot “jour”.&lt;br/&gt;Et donc le paysage s’est fondu dans la nuit, qui elle même n’en était pas une toute la journée. Puisqu’il a fait jour, sans qu’il ne fasse jour, et nuit, sans qu’il ne fasse nuit.&lt;br/&gt;Bref, j’ai attendu 4 semaines ce moment avec impatience, celui ou le soleil ne se lèverai plus, pour qu’au final je me rende compte qu’il ne fait pas nuit, qu’il ne fait pas jour, qu’on ne peut plus appeler la journée “journée” car on n’a plus rien comme repère autrement que son garde-temps.&lt;br/&gt;Alors on se sent en forme, mais fatigué, on à froid, mais on fait avec, on cherche désespérement une ombre, on en a pas, hormis sous un lampadaire qui crache sa lumière orangée. Puis on rentre dans un bar, il y fait nuit, enfin, “comme nuit”. On y commande un café, mauvais. Puis on se dit qu’il est tard pour prendre un café, qu’on ne dormira pas. Alors on sort enfin son garde-temps, qui ne garde plus grand chose qu’un temps indicatif. Il est 14h30. Il n’est pas trop tard pour un café, un peu trop tôt tout de même pour le souper. Mais en fait, il est l’heure de dîner.&lt;br/&gt;Complètement paumé moi, et qu’on ne vienne pas me dire que le changement d’heure y est pour quelque chose.&lt;br/&gt;Mais j’en étais à mon constat. Un semi échec pour quiconque le voudra à propos des portraits, j’appellerai ça une semie réussite. Et il y avait ces paysages. Ceux que je voulais voir, documenter pour les revoir vivre, faire des repérages pour un ouvrage éventuel pour lequel il me faudra maintenant trouver éditeur acceptant un projet.&lt;br/&gt;J’estime avoir sur cet objectif rempli mon devoir et atteint mes espérances. Je n’ai pas atteint la variété que je souhaitais, j’ai donné une dimension différentes aux choses que celles que je pensais donner, pourtant, malgré le mécontentement probable de certains quant à la teneur “artistique” du projet, j’estime qu’avec un peu de temps, le projet s’est donné des bases solides sur lesquelles une sélection et un travail pourront se construire, non sans difficultés, mais avec le travail nécessaire dessus.&lt;br/&gt;Une exposition au Recyclart avec Outlandish Photography est déjà organisée du 28 novembre au 15 janvier. Les horaires d’ouverture ne sont pas souples et se plient aux habitudes du Recyclart, la forme de l’exposition n’est quant à elle pas totalement définie non plus, mais c’est une bonne fenêtre pour communiquer autour de la construction du projet, du fruit de la résidence, mais aussi et surtout sur le lieu point-clé que je me suis fixé pour cette exposition. De nombreuses données et informations sur le Svalbard et Longyearbyen y seront disponibles pour tout le monde, ce qui, par dessus le travail que j’ai réalisé ici, me tenait plus à coeur encore, j’en suis donc très content.&lt;br/&gt;Une satisfaction et demie, au lieu de deux, et tellement de surprises et de découvertes dans ce lieu pourtant si étroit (il m’a été difficile de quitter Longyearbyen tant pour des raisons financières que des raisons de calendrier, octobre n’étant, comme annoncé plusieurs fois, pas la meilleure saison pour se déplacer.)&lt;br/&gt;Il me reste un énorme travail de sélection sur les images produites ici, dont n’ont été publiées que bien peu sur ce blog, suffisament je l’espère pour donner un apperçu tant du lieu que de mon travail, en essayant au maximum d’y intégrer des données propres à ma vie ailleurs que dans le texte.&lt;br/&gt;Ce post marque normalement la fin de ce blog, non de son existence, mais de ses publications dans sa vocation première, celle de communiquer sur mon expérience ici, sur mes images, mes sentiments et impressions. Il est maintenant temps de faire murir le projet et de lui donner une vocation différente. Il est aussi temps de revenir sur les frais engagés ici d’une manière ou d’une autre, mais aussi de pouvoir prendre le temps, et trouver les moyens, de faire évoluer et continuer de vivre ce projet. Trouver une galerie pour présenter le travail réalisé ici en fait partie.&lt;br/&gt;Pour cloturer les impressions, je mets en copie un courrier envoyé à certains de mes amis de longue date, daté du 15 octobre, milieu de mon séjour, duquel le contenu est encore plus d’actualité que lors de l’envoi.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cher tous,&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un petit mot un peu plus personnel, et certainement plus atypique que mes habituels mails synthétiques un brin cyniques, que les lectures que vous aurez, pour certains d'entre vous, eu l'occasion de croiser en mon blog que je tiens lors de ce voyage. (&lt;a href=&quot;http://www.insvalbard.com/&quot;&gt;http://www.insvalbard.com&lt;/a&gt; pour ceux qui n'ont pas encore eu l'occasion de voir ou qui ne le sauraient pas).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce que j'ai découvert ici est sans l'ombre d'un doute l'une des choses les plus magiques que j'ai eu l'occasion de voir lors de ma courte (pour l'instant) existence.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il y eut Cuba en 1999, qui restera toujours gravé dans ma mémoire pour ses paysages rouges, le Japon comme rêve de gamin, il y eut nombreuses autres choses que j'ai eu la chance de découvrir, mais cet ailleurs a quelque chose de différent.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je ne sais toujours pas si au travers de mes images j'arrive à communiquer justement le sentiment provoqué par ce lieu, cependant, j'espère être le plus fidèle à la réalité en communiquant autour de cet endroit.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chacun d'entre vous connaît mon amour de la nature, fort prononcé depuis tout enfant, bref, on sait tous que je suis plus proche de l'archétype du citadin désabusé que de celui d'aventurier des temps modernes.&lt;br/&gt;Mais je met au défi quiconque de venir ici et de ne pas ressentir ce que je ressens.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je vous mets toutefois en garde, presque tous les habitants sont venus pour 6 semaines, et n'en sont jamais repartis.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L'idée m'a traversé la tête, mais les obligations que j'ai à Bruxelles m'obligent à rentrer à la fin du mois.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je considère l'idée de me mettre au Norvégien, ce qui ne sera pas chose facile n'ayant jamais appris l'allemand, et de venir ici pour un terme plus long que celui d'un simple mois. Peut-être 6 mois, peut-être 1 an, qui sait.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J'ai retrouvé ici Lucie, ce nom ne vous dira certainement rien, à part peut-être Pierre et Marion (ou Hélène ?), qui l'auront sûrement côtoyée au lycée lors des années Canard Déchaîné au sein duquel son frère sévissait.&lt;br/&gt;Elle vit ici avec Louis, son ami, thésards à l'université jusqu'en 2011.&lt;br/&gt;Comme quoi, même au bout du monde on finit toujours par retrouver un ancien.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J'essayerai de négocier avec différents éditeurs un projet à plus long terme ici afin de pouvoir avoir une réelle raison de venir à nouveau (à moins que je n'y trouve une femme, mais cette raison semble-t-il ne suffirait pas...). Ou pourquoi pas trouver un galeriste, qui sait.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je sais aussi que plus le temps passe et plus il sera difficile de trouver un temps qui sera commun à tous pour faire quelque chose, mais quiconque souhaitera se lancer dans une aventure de quelques jours dans ce grand nord (randonnée à ski, en chiens de traîneau ou encore motoneige) est le bienvenu pour m'en faire part, je serai heureux de pouvoir essayer d'organiser quelque chose.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le billet d'avion coûte environ 500/800€ en basse saison, et en haute saison (juin-juillet-août) il est plus difficile de trouver un billet à ce prix mais plutôt aux alentours de 800/1000€ en s’y prenant à l’avance. Il fait nuit du 26 octobre au 16 février, il fait jour pendant toute la haute saison (je parle de 24/24), la saison de motoneige est elle située entre début mars et fin avril.&lt;br/&gt;Si quiconque serait éventuellement intéressé, j'ai maintenant suffisamment de contacts ici pour organiser quelque chose de vraiment chouette et à moindre coût (loin des prix catalogue ou touristes....)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bref, vous l'aurez compris, s'il ne vous restait qu'une seule chose à voir, ce serait celle-ci.&lt;br/&gt;Au plaisir de vous re-croiser en je ne sais quel point du globe,&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A bon entendeur,&lt;br/&gt;Salut&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jonathan.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Merci à tout ceux qui ont suivi ce blog, de près ou de loin, ou qui le suivront pour y trouver des informations sur Longyearbyen et le Svalbard. Que ceux-ci et tous les autres ne manquent pas de me contacter en suivant le lien “Contacts” situé dans la barre des menus sur la gauche, je répondrai à chacun de vos messages du mieux que je pourrais et au plus vite.</description>
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      <title>The longest night.</title>
      <link>http://www.insvalbard.com/inSvalbard/in_Svalbard_%3A_Blog/Entr%C3%A9es/2008/10/25_The_longest_night..html</link>
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      <pubDate>Sat, 25 Oct 2008 16:37:34 +0200</pubDate>
      <description>Et ce qui devait arriver arriva. Feu le soleil n’est plus depuis qu’il s’est très brièvement montré aujourd’hui. Il ne passera plus l’horizon avant février, même en partant jeudi prochain, cela fait des quelques jours à venir la nuit la plus longue de ma vie, pour l’instant je l’espère.&lt;br/&gt;Maintenant que le soleil est parti, il laisse place à ce que les gens ici appellent les jours bleus. Pendant encore un peu moins de trois semaines, le soleil se situera entre -8° et 0° (l’horizon), ce qui signifie que la partie bleue de sa lumière continuera d’arriver, légèrement, jusqu’à elle aussi disparaître. On l’oppose aux jours roses du mois de mars qui marquent un soleil si bas que la partir rose ou rouge de la lumière prédomine.&lt;br/&gt;J’attendais ce jour avec enthousiasme, appréhension aussi, car il marquait tant le but de ce voyage, voir le soleil disparaître et en observer les résultantes sur la lumière, mais aussi avec appréhension car ce moment marque la proche arrivée de la fin de ma résidence.&lt;br/&gt;Personne ne parle de l’arrivée de la nuit, c’est un évènement normal, peut-être moins chaleureux que le retour du soleil, 16 février, jour de fête...&lt;br/&gt;Cependant, tout est synchronisé ici avec le Dark Season Blues Festival et ce soir, samedi à Huset, tous les concerts seront donnés, soit onze. J’y serai présent ainsi que tous les gens que j’ai eu l’occasion de rencontrer ici, à l’exception de Lucie et Louis qui font actuellement route vers Arches depuis Monument Valley, profitant de leurs vacances méritées, je les salue s’ils me lisent encore.&lt;br/&gt;Bientôt le retour, mais l’expérience n’en serait pas une s’il n’y avait pas un retour. Ce retour laisse lui la place à de nouveaux projets, sous des horizons peut-être identiques, qui sait.&lt;br/&gt;Le post d’aujourd’hui est volontairement court, il ne concerne en soi que le dernier jour de soleil, celui de demain par contre sera sensiblement plus conséquent. Aux amateurs de pavés, rendez-vous demain.</description>
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      <title>Celui qui voit.</title>
      <link>http://www.insvalbard.com/inSvalbard/in_Svalbard_%3A_Blog/Entr%C3%A9es/2008/10/24_Celui_qui_voit..html</link>
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      <pubDate>Fri, 24 Oct 2008 14:18:08 +0200</pubDate>
      <description>Il y a plusieurs types de gens, à commencer par ceux qui comptent et mémorisent chacune des choses qu’ils ont vues. Ils sont ceux qui à l’heure de leur mort se souviendront encore si Mignone et eux ont vu la rose éclore ou non, que leur première voiture fut rouge, ou verte, ou bleue. Ils se souviendront aussi qu’un dix-neuf du mois d’avril des dizaines d’années plus tôt, ils ont vu l’Amérique ou que sais-je d’autre. De ceux-là je plains l’analyste, tournés sur un certain passé, le bonheur pour eux semble se construire sur le souvenir de leur histoire, au prix d’une documentation si égoïste qu’elle n’existe que pour eux. Peu importe qu’ils aient documenté de texte ou d’images, de boites d’alumettes ou de factures acquittées depuis bien longtemps mais conservées en dépit du bon sens, pourvu qu’ils aient la preuve du souvenir.&lt;br/&gt;De ceux là je ne suis pas.&lt;br/&gt;Ils ont cela de trop triste qu’à trop penser au passé ils en oublient le présent. Souvent extraordinaires conteurs d’aventures et d’histoires commençant par “Ca me rappelle...” et finissant soit par “...moi.” soit par un soupir.&lt;br/&gt;Parfois, le simple constat d’existence (et d’expérience) doit se décliner au présent afin de profiter justement de l’instant, et non au futur en songeant déjà à la manière de (se?) communiquer le vécu.&lt;br/&gt;Alors aujourd’hui, je n’ai pas envie d’être un “artiste”, ni un photographe, ni un documentariste, ni même un blogueur J’ai simplement envie de regarder autour de moi, de chercher à comprendre pourquoi la lumière est toujours là, alors que le soleil, lui, ne l’est plus. Envie de comprendre aussi pourquoi les “jours bleus” qui arriveront dimanche sont précédés par des jours roses.&lt;br/&gt;Aujourd’hui est un jour “comme un autre”, non qu’ils soit comme un seul des jours que vous auriez pu voir, mais il est le même que certains autres que j’ai pu photographier et présenter ici sur le blog.&lt;br/&gt;Nombreuses sont les images qui ne sont pas présentées ici, le corpus serait trop lourd, on me taxerait peut-être même encore de “celui qui ne sélectionnait pas” sans même se demander quelle sont la définition et l’intérêt même du blog. Nombreux sont aussi les textes que j’aurai voulu écrire et qui jamais ne seront publiés ici car trop différents de ce que je souhaite communiquer. Sûrement rentreront ils dans un processus de sélection et de tri que j’effectuerait à mon retour.&lt;br/&gt;Octobre n’est pas la meilleure saison pour se déplacer ici, ce n’est peut-être pas non plus la meilleure saison pour photographier, l’état des choses est peut-être trop flottant pour ça, mais octobre est ici une saison très agréable à vivre, pour communiquer, pour comprendre ce qu’est ce lieu. Et deux jours avant que le soleil ne disparaisse pour plusieurs mois, il n’est pas question pour quelques heures au moins d’être celui qui a vu, et pourquoi pas même montré, mais simplement d’être celui qui voit.&lt;br/&gt;Tout ça pour dire qu’aujourd’hui je ne prendrai pas de photo. CQFD</description>
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      <title>Retour à l’écriture</title>
      <link>http://www.insvalbard.com/inSvalbard/in_Svalbard_%3A_Blog/Entr%C3%A9es/2008/10/23_Retour_%C3%A0_l%E2%80%99%C3%A9criture.html</link>
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      <pubDate>Thu, 23 Oct 2008 13:55:30 +0200</pubDate>
      <description>Quelques jours bien actifs m’ont éloigné de l’écriture sur ce blog pendant quelques jours. Aujourd’hui marque le retour à l’écriture, il marque aussi le début du Dark Season Blues Festival, l’un des deux avec le Jazz en janvier.&lt;br/&gt;Les derniers jours ont été rythmés par des jours racourcissant à une vitesse si folle qu’on ne les voit même plus passer. Comme s’il y avait quelque chose d’inexorable dans la disparition de la lumière. Photographiquement, après une phase quasi apocalyptique durant laquelle le ciel s’est rempli lundi et mardi de couleurs de feu pendant une trentaine de minutes aux alentours de midi, la lumière est maintenant en veille.  Les jours n’en sont plus vraiment, à peine durent ils le temps d’un film trop court.&lt;br/&gt;Aujourd’hui, la lumière s’est mise en berne, dans 3 jours on portera pour elle l’habit de deuil. Hier soir fut marqué par l’illumination du ciel pendant plus d’une heure par une très belle aurore aux alentours de 20h00. Heureusement, Eric était en route pour chez moi, il a pu me prévenir à temps et nous avons sorti tout notre attirail photographique, remballé 7 heures plus tard. Les aurores se sont suivi à un rythme assez soutenu, suffisament pour nous faire faire demi-tour à chaque fois que nous comptions rentrer. Pour en découvrir les images, d’une qualité certes discutable, mais c’est tout de même une aurore, &lt;a href=&quot;../in_Svalbard_%253A_Photographies/Pages/The_Last_Childhood_Dream_2.html&quot;&gt;c’est par ici&lt;/a&gt;. Le phénomène pour ceux qui ne connaitraient pas, puisqu’à ma surprise, à force d’en parler à différentes personnes, je me rends compte que nombreux sont ceux soit qui n’en connaissent pas l’origine, soit ceux qui n’en connaissent pas l’existence (Delphine, Elli, à bon entendeur), voici le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Aurore_polaire&quot;&gt;lien wikipédia&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;Lundi était calme, le temps de regarder ce bon film norvégien, comme quoi ça n’existe pas qu’au Danemark, “&lt;a href=&quot;http://www.imdb.com/title/tt0089740/&quot;&gt;Orions Belte&lt;/a&gt;” tourné en 1985 ici au Svalbard et relatant l’histoire de la bataille du Svalbard pendant la guerre (aucun favoritisme, le film est vraiment bon), pour les amateurs, je mettrai le DVD à leur disposition à mon retour. Pour information, il s’agit d’un des très rares films (seul “Mon Oncle” de Tati est l’autre que je connaisse) à avoir été tourné scène-par-scène entièrement deux fois, une pour la version norvégienne, une autre pour la version anglaise, plus courte de deux minutes. Car ici, les journées sont suffisament courtes pour se remplir d’un simple film. Le temps de passer à la Svalbardbutikken faire quelques courses pour remplir mon frigo, la journée était terminée. Mardi, longue marche jusque 2 ou 3 kilomètres après le chenil (ce qui nous mène à 7 ou 8 kilomètres de chez moi environ). Le temps d’écouter les chiens hurler pendant quelques heures en continuant ma quête de rennes (histoire de nourrir votre appétit de photographie animalière puisqu’elle semble être une des seules qui importe beaucoup de monde), en vain. Heureusement, j’avais pu en appercevoir plusieurs les jours précédents, la saison touristique étant maintenant terminée, ils reprennent leurs appartements en ville. Mercredi, journée elle aussi très calme, ciel très couvert durant la journée, il faisait presque chaud, environ -3/-5 pendant la journée, ce qui m’a permis d’alléger ma tenue vestimentaire quelques heures, ça fait du bien aussi de se promener en chemise et pull.&lt;br/&gt;Puis vint le soir et ses aurores, spectacle assez impressionant pour qui n’en a jamais vu, spectacle toujours aussi impressionant pour celui qui n’en a vu que peu. Cependant, l’enthousiasme enfantin avec lequel je suis rentré dans la Galleri en hurlant “Il y a une aurooooooooore gigantesque” et l’accueil moqueur, bien que souriant, auquel j’ai eu droit m’a démontré que ceux qui en ont vu de nombreuses en perdent peut-être un peu l’appétit. Pour ceux qui voudraient voir les aurores se former ici, je les redirige vers &lt;a href=&quot;http://kho.unis.no/&quot;&gt;le site du Kjell Henriksen Observatory&lt;/a&gt;, sur lequel ils pourront à leur aise essayer d’en comprendre les mécanismes, mais surtout suivre différents instruments dont les images ou mesures sont publiques. Deux caméras haute-sensibilité, celle de l’UNIS et celle de l’université de Londres. Un instrument de mesure non-optique, le Magnétomètre, vous donnera lui 3 courbes superposées à 3 lignes (les normes). Lorsque l’écart entre la mesure et la norme se creuse simultanément sur la ligne du haut et celle du bas, un orage magnétique se forme et des aurores apparaissent. Donc, pour essayer de faire simple avec ce que j’ai déjà bien trop vulgarisé, si la mesure du haut monte, celle du bas descend, et celle du milieu on s’en fout un peu, alors une aurore est en cours. Bien entendu, cet instrument, puisque non-optique, tourne 24/24h et permet donc d’observer les aurores à toute heure, observation dans un sens qui nous échappe sûrement en grande partie, mais observation tout de même. Les liens sont ici : &lt;a href=&quot;http://kho.unis.no/kho_dslr.htm&quot;&gt;Caméra AllSky (360°) de l’UNIS&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://kho.unis.no/ucl_allsky.htm&quot;&gt;Caméra AllSky (360°) de l’Université de Londres&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://kho.unis.no/uito_unis_mag_adv.htm&quot;&gt;Magnétomètre de l’UNIS&lt;/a&gt; (à la station d’Adventdalen, au Svalbard) &lt;a href=&quot;http://kho.unis.no/uito_unis_mag.htm&quot;&gt;Magnétomètre de Tromsø&lt;/a&gt; On notera que Tromsø observe des aurores beaucoup plus puissantes que celles qu’on peut trouver ici. Preuve en est, &lt;a href=&quot;http://www.nordlys.no/&quot;&gt;leur quotidien&lt;/a&gt; s’appelle Nordlys... L’arc polaire au sein duquel apparaissent les aurores se situe habituellement entre 65° et 75° (nord ou sud), cependant, compte-tenu de la “faille” dans la magnétosphère située juste au dessus du Svalbard, 78,15°N (78,148°N pour la station), des aurores se forment ici aussi.&lt;br/&gt;Il est maintenant 14h30, la lumière est proche d’une fin de journée hivernale. Il est l’heure de sortir pour essayer de trouver ces fichus rennes à nouveau.</description>
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      <title>De la conception de la photographie comme vecteur d’une réalité imaginaire.</title>
      <link>http://www.insvalbard.com/inSvalbard/in_Svalbard_%3A_Blog/Entr%C3%A9es/2008/10/19_De_la_conception_de_la_photographie_comme_vecteur_d%E2%80%99une_r%C3%A9alit%C3%A9_imaginaire..html</link>
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      <pubDate>Sun, 19 Oct 2008 15:05:04 +0200</pubDate>
      <description>J’allais appeler cette lumière si particulière locale, ce dont je me permet maintenant de douter.&lt;br/&gt;Je ne sais pas même s’il y a quelque chose de local autre que la perception de cette dernière.&lt;br/&gt;La chose la plus frappante que j’aie eu l’occasion de trouver ici n’est pas cette lumière locale mais sa si particulière perception.&lt;br/&gt;La photographie a cela dans son éthymologie et dans son essence même qu’elle utilise la lumière pour écrire. Mais il y a quelque chose ici de plus proche de la peinture que de l’écriture.&lt;br/&gt;La réalité est irreprésentable tant sa part est infime.&lt;br/&gt;Qualifier l’acte photographique ici comme représentation d’un réel unique n’est pas possible. Peut-être car le réel est dépassé en quelques instants à peine.&lt;br/&gt;Je ne parle pas d’une magie quelconque propre à ce lieu. Je ne parle pas non plus de la simplicité de la vie ici, ni encore de ce que les habitants ont de particulier dans leur mode de vie et dans leurs relations.&lt;br/&gt;Chacun en levant les yeux verra autre chose, d’autres couleurs, d’autres paysages imaginaires se constituer au travers leur regard.&lt;br/&gt;Ce lieu a cela de particulier qu’on le découvre au travers du dessin que l’on en fait, au travers des couleurs qu’on utilise pour le représenter, ou encore au travers des photographies qu’on y produit.&lt;br/&gt;L’entreprise n’est pas de discréditer un type de photographie documentaire ou social que nombreux sont ceux à attendre. On me demande ou sont les mineurs sur clair de lune, on me demande ou sont les ours ou les phoques. (Les mineurs ont mon age et me ressemblent, parfois plus agés, parfois même plus jeunes. Ils mènent une vie ordinaire en s’habillant comme tout le monde. Leur mine à Svea est très moderne, les conditions de travail y sont plus faciles que dans une mine à l’ancienne. Les ours, et les phoques, soyons concis, foutons leur la paix.)&lt;br/&gt;Mais la découverte de cela à quelque chose d’aussi excitant que celle d’un nouveau terrain de jeu voire que l’invention d’un langage qu’on s’évertuerait à vouloir apprendre à tout ceux qui nous entourent.&lt;br/&gt;Il y a ces bleus, ces roses, ces mauves et pourpres. Il y a ces horizons présents même lorsqu’absents. Il y a ces ciels qui ne laissent découvrir ce qu’ils sont qu’après une contemplation longue et difficile. Et il y a la lassitude amenée chaque instant par la même montagne, par la même neige, par le même nuage, et qui pourtant jamais ne laisse percevoir la même chose autrement que dans sa forme.&lt;br/&gt;Qu’on donne un texte identiques à 5 typographes et chacun nous apportera sa réponse dans le simple choix d’une graphie.&lt;br/&gt;Il en est de même pour ce lieu.&lt;br/&gt;Qu’on donne le même cadre à cinq photographes et pour peu qu’on les laisse contrôler leur image du déclenchement au tirage, on obtiendra cinq résultats si différents qu’on en viendra à se demander s’ils parlent tous de la même chose.&lt;br/&gt;C’est alors que le parallèle à la peinture intervient, qu’on se sent plus proche du peintre qui se joue de la réalité par la couleur que du compresseur du réel qui n’a pour intervention que celle de mettre à plat ce qui ne l’est pas.&lt;br/&gt;L’oeil qui regardera cette image là devra peut-être y chercher ce que j’appellerai alors une réalité imaginaire. Car dans cet imaginaire, c’est bien d’image qu’il s’agit.</description>
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      <title>Samedi, portes ouvertes à UNIS</title>
      <link>http://www.insvalbard.com/inSvalbard/in_Svalbard_%3A_Blog/Entr%C3%A9es/2008/10/19_Samedi,_portes_ouvertes_%C3%A0_UNIS.html</link>
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      <pubDate>Sun, 19 Oct 2008 14:44:59 +0200</pubDate>
      <description>Portes ouvertes à UNIS, l’occasion pour moi de découvrir un tas de choses auxquelles j’avoue ne jamais avoir rien compris. C’est intéressant au lieu de lire Science de discuter avec les gens qui écrivent les articles dedans. C’est le temps pour moi de découvrir une démonstration de sauvetage par hélitreuillage, de visiter la station d’études des aurores boréales (sur laquelle je vais revenir dans le paragraphe suivant), ainsi que de comprendre pourquoi les arbres ne poussent pas au Svalbard (excepté l’arbre de Longyear, car il y en a quand même un...) et aussi d’apprendre que les spécialistes de la mécanique des glaces et des glaces de mer semblent un peu plus sceptiques et peut-être moins inquiets que le badaud lambda sur les raisons de la “fonte” des glaces.&lt;br/&gt;Sur la station, j’avoue n’avoir pas compris grand chose aux explications sur les machines. Certaines sont optiques, d’autres non. C’est un bon début. Il semblait par contre relativement clair que l’étude des aurores boréales a une raison précise, autre qu’esthétique, elle permet d’étudier clairement une des zones et un des phénomènes se situant sous l’orbite de différents satellites, pouvant altérer les données qu’ils envoient. Il semble donc intéressant d’étudier ce phénomène afin de rendre les satellites plus intelligents par rapport à l’espace dans lequel ils évoluent. Bien entendu, à 13h, nous n’avons pas vu d’aurore. La station est neuve, les machines y sont encore partiellement installées, 8 pays participent à la rendre opérationnelle, mais en phase normale, seules deux personnes y travaillent en vue de s’assurer du bon fonctionnement et de la maintenance du site. En phase de lancement de fusée d’analyse, la population peut monter à 8 ou 10 personnes. Cette station est installée au Svalbard car la zone est exactement en dessous d’un grand “trou” dans la magnétosphère (qu’on me corrige si j’ai mal compris), les aurores apparaissant ici, plus faibles que dans le nord de la Norvège ou qu’en Laponie par exemple, sont donc directement attirées, et ne sont donc pas le résultat d’une longue promenade de particules. Si quelqu’un de compétent a envie de compiler des informations à ce sujet, merci de prendre contact avec moi, je posterai l’article.&lt;br/&gt;La météo n’est pas au rendez-vous, il fait avec le vent environ -22°, nous atteindrons -26° avec le vent (donc en température ressentie, vous l’aurez compris) en courant de soirée.&lt;br/&gt;Le soir je suis invité à une soirée dans un appartement du Svalbard Lodge (situé au dessus du Svalbar). Nous nous y rendons avec Eric et Hilde, j’y rencontre Josh. Un avocat juif new-yorkais d’environ mon age qui dans le cadre d’une bourse de la fondation Fulbright a eu un congé sans solde de sa firme en vue de reprendre des études de mathématiques à Columbia et qui voyage au travers le monde sous couvert de cette bourse pour aller étudier je ne sais quoi et surtout escalader tout ce qu’il trouve. Il est arrivé au Svalbard la veille après avoir grimpé le Mont-Blanc la semaine dernière. Bonhomme au cursus atypique qui me propose de partir deux ou trois jours cette semaine pour peu que nous arrivions à trouver le matériel nécessaire au camping, je le préviens que je ne suis pas sportif, ça n’a pas l’air de le déranger tant que je le laisse grimper ce qu’il veut (et accessoirement redescendre pour ne pas me laisser seul en bas...).&lt;br/&gt;Décidément, le Svalbard est un lieu de rencontres inattendues.&lt;br/&gt;Nous descendons ensuite au Svalbar, 00h passé, c’est l’anniversaire d’Eric. Nous finirons la soirée en fermant Huset (le “night-club” finalement assez proche d’un night-club de station de ski), où je rencontre Sébastien, doctorant en mécanique des glaces, suisse originaire du Valais, ami de Lucie et Louis. J’y croise Oskar, Lærke, Syssa, Heidi et d’autres encore. Retour à pieds sur le nord de la ville (donc vers le “centre”) au Svalbard Lodge à nouveau pour une dernière bière. Un trajet jusqu’au port, sans trop en connaître la raison, retour au domicile vers 6h.</description>
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      <title>Vendredi après-midi à la cabane, ou comment apprendre que Svalbard=déconnade</title>
      <link>http://www.insvalbard.com/inSvalbard/in_Svalbard_%3A_Blog/Entr%C3%A9es/2008/10/19_Vendredi_apr%C3%A8s-midi_%C3%A0_la_cabane,_ou_comment_apprendre_que_Svalbard%3Dd%C3%A9connade.html</link>
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      <pubDate>Sun, 19 Oct 2008 14:26:05 +0200</pubDate>
      <description>Non, il n’y a pas qu’au Canada qu’on trouve des cabanes. Nombreux sont les habitants ici qui sont propriétaires de ce qu’ils appellent une “hut”, petite cabane sans eau courante ni électricité, parfois située à quelques kilomètres à peine de Longyear. Il est vrai que quitter Longyearbyen fait toujours du bien, même si ce n’est que pour quelques minutes, il y a quelque chose d’agréable.&lt;br/&gt;Eva nous a proposé de nous emmener dans sa cabane cet après-midi là, proposition que nous ne pouvions refuser Eric et moi.&lt;br/&gt;Le cabane se situe à un quinzaine de minutes de voiture suivis d’une marche d’une toute petite vingtaine de minutes (pour ne pas dire un quart d’heure).&lt;br/&gt;Sa mère, unique photographe de l’île pendant des décénies, a décidé de garder son indépendance par rapport à Stor Norska, la compagnie minière alors propriétaire de toute la ville de Longyearbyen. Arrivée au Svalbard en 1952, elle n’en est repartie qu’il y a peu, elle s’est très vite installée dans cette cabane.&lt;br/&gt;Une grosse quinzaine de mètres carrés constitués d’une petite pièce à vivre avec un poële (plus le volume de la cabane est petit, plus il est facile et rapide à chauffer, il y avait une différence de 3 degrés entre l’intérieur et l’extérieur seulement à notre arrivée), d’une minuscule chambre avec un lit superposé (en fait, la chambre fait grossièrement la taille du lit superposé) et d’un débarras d’environ la moitié de la chambre.&lt;br/&gt;Enfin je découvre ce qu’était la vie ici il y a encore une quinzaine / vingtaine d’années, lorsque le tourisme n’avait pas encore transformé le paysage et la population.&lt;br/&gt;A l’époque, la ville était composée d’hommes, tous travaillaient à la mine, excepté quelques rares exceptions, professions nécessaires au bon déroulement de la vie, dont Herta Grøndal, photographe, dont on peut découvrir des images filmées (montées sur une musique de sa petite-fille) ici : &lt;a href=&quot;http://fr.youtube.com/watch%253Fv%253DiimPDEiMicA&quot;&gt;Sleepwalker&lt;/a&gt; Eva, sa fille, s’est installée ici en août de cette année pour venir archiver tous les négatifs de sa mère, restés sur l’île et stockés au musée (situé à l’université) en vue de préparer une exposition qui tournera dans deux grands musées fenno-scandinaviens ansi qu’à Vienne.&lt;br/&gt;Le temps dans cette cabane est le temps pour Eva de réorganiser un peu l’espace, de découvrir un sac encombré sous des cartons de cartes postales d’époque, sac isotherme contenant un Hasselblad 500C, ainsi que 4 optiques dont un 500mm (soit un objectif de la taille de mon avant bras, main tendue incluse...) ainsi que 2 fusils.  Il semble y avoir encore des surprises qui l’attendent dans cette si petite cabane. A la lumière de la bougie et de la lampe à pétrole (la nuit est tombée, comme à son usage, vers 16h00 soit 2 heures après l’interminable coucher de soleil). Devant ce paysage bleu, Eva nous raconte les histoires de sa mère à une époque qui semble remonter à des ancètres que nous n’aurions jamais connus. C’est ainsi qu’elle nous raconte l’histoire de ce mineur érigé au rang de quasi-dieu pour avoir fait l’acquisition d’un projecteur usagé et qui projetait sur le mur de l’immeuble faisant front au dortoir des films pornographiques, afin que tout le monde puisse les regarder par la fenêtre. Comme quoi, on pouvait déjà avoir des conditions de vie difficiles et quand même déconner un peu...&lt;br/&gt;Sacré mineurs...</description>
    </item>
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      <title>L’arrivée des longues nuits</title>
      <link>http://www.insvalbard.com/inSvalbard/in_Svalbard_%3A_Blog/Entr%C3%A9es/2008/10/17_L%E2%80%99arriv%C3%A9e_des_longues_nuits.html</link>
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      <pubDate>Fri, 17 Oct 2008 13:37:12 +0200</pubDate>
      <description>Aujourd’hui encore le soleil s’est levé un peu plus tard qu’hier, il se couchera un peu plus tôt aussi. Il en sera ainsi jusqu’au 26, jour ou le soleil ne pointera plus. Après quelques jours d’acclimatation un peu difficile, je commence à me faire au rythme des jours très courts. Le plus compliqué étant de conserver un rythme alimentaire stable, il permet de réguler les horaires lorsqu’aucune obligation ne vient ponctuer la journée.&lt;br/&gt;Il ne neige plus aujourd’hui, tout le paysage s’est recouvert d’un manteau blanc, le paysage est agréablement calme. Les premiers skis font leur apparition sur les épaules des gens dans les rues, incroyablement calmes. Les voitures semblent glisser sur un manteau de coton tellement le crissement des pneus est particulier, à croire que la ville est passée sous sourdine.&lt;br/&gt;Il fait particulièrement bon, aux alentours de -10°, le vent est presque absent, ce qui signifie que la température mesurée est identique à la température ressentie.&lt;br/&gt;Le ciel est cependant couvert, ce qui fait racourcir un peu plus la journée puisque la luminosité est celle d’une fin de jour d’hiver.&lt;br/&gt;Les jours sont courts, et pourtant, ils semblent longs, peut-être car en connaissance de cause on en profite différement, on observe la lumière comme on n’a pas l’habitude de le faire, rien pour autant de déprimant comme j’aurais pu me l’imaginer. Le réveil le matin se fait difficile, j’ai gagné environ deux heures de sommeil par nuit en raison des journées plus courtes. La première partie de la journée se déroule de 10h à 16h. Heures auxquelles habituellement je sors faire mes photos. Puis je rentre travailler sur les images jusqu’environ 18h/18h30. Puis viens la veille, moment ou tout fonctionne au ralenti, la fatigue se fait ressentir fortement en fin d’après-midi. L’impression apportée par l’absence de lumière donne le sentiment qu’il est beaucoup plus tard que prévu. Puis vers 22h, la “journée” reprend avec pour direction le Karls Berger, lieu de rencontre des locaux, pour enfin se terminer vers 2h.&lt;br/&gt;La période creuse que constitue octobre semble très agréable pour les habitants, en effet, l’activité de l’île fonctionne au ralenti, la vie sociale bat son plein, elle semble être nécessaire au bon déroulement psychologique du long hiver, nuit qui dure du 26 octobre au 16 février. Le 16 février marquant la première période ou le soleil frappe Longyear pour plus de deux minutes, jour de fête comme on peut l’imaginer.&lt;br/&gt;Cet après-midi, Eva m’emmène à Adventdalen prendre des photos, la lumière est quasi absente, dominante d’un bleu ressemblant à une feuille de celluloïd disposé entre l’oeil et le monde. Les prises de vue vont être complexes. Résultats plus tard dans la journée.</description>
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      <title>Premier jour creux</title>
      <link>http://www.insvalbard.com/inSvalbard/in_Svalbard_%3A_Blog/Entr%C3%A9es/2008/10/16_Premier_jour_creux.html</link>
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      <pubDate>Thu, 16 Oct 2008 21:40:28 +0200</pubDate>
      <description>Et le soleil s’est levé à 8h48. Il s’est couché à 14h35. Mon rythme se décale progressivement. Il a neigé pendant 24h, d’hier 18h à aujourd’hui 18h. Heureusement, j’ai eu le temps de faire beaucoup de photos hier, ça m’a laissé du travail pour aujourd’hui. Je n’ai pas pu sortir, la visibilité était de 10 mètres. A 16h, je pensais qu’il était 21h, je me suis cuisiné mon souper, puis j’ai regardé l’heure. Je venais de travailler 5 heures sans me rendre compte qu’il n’était pas le soir. J’allais utiliser le mot nuit, à tort. Premier jour de temps relatif : cinq heures en ont semblées dix, puis une heure a semblé dix minutes. Les jours racourcissent vraiment.</description>
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      <title>Longyearbyen bientôt CO2-FREE ?</title>
      <link>http://www.insvalbard.com/inSvalbard/in_Svalbard_%3A_Blog/Entr%C3%A9es/2008/10/14_Longyearbyen_bient%C3%B4t_CO2-FREE_.html</link>
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      <pubDate>Tue, 14 Oct 2008 13:14:40 +0200</pubDate>
      <description>Tout ce qui s’est construit ici hormis peut-être l’exploitation minière s’est construit autour de la nature et dans le but de la préserver au maximum.&lt;br/&gt;L’exploitation minière est quant à elle une exception car elle est nécessaire à la survie de l’île en tant que lieu habité.&lt;br/&gt;Et si tant de monde s’inquiète de l’avenir de ce lieu, ce n’est pas en raison de l’activité de ses habitants mais en raison d’industries peu regardantes de leur environnement partout sur la planète.&lt;br/&gt;Longyearbyen n’a-t’elle d’ailleurs pas pour projet de devenir la première ville CO2-FREE dans les prochaines années. Tant d’argent est investi dans ce projet qu’il est difficile de comprendre ou se situerait la rentabilité de ces recherches.&lt;br/&gt;Il ne s’agit pas d’un acte de notoriété mais d’un acte d’exemple.&lt;br/&gt;Si une ville comme Longyearbyen située à plus de 78°N, sous des conditions climatiques extrèmes, avec pour unique ressource naturelle le charbon servant à toute production d’énergie sur l’île arrive à devenir une ville n’émettant absolument aucun CO2, alors il sera montré non que c’est un idéal, mais que c’est quelque chose de faisable.&lt;br/&gt;Attention, comprenons bien que nous extrayons de celà le CO2 émis par les voitures particulières ainsi que, plus grosse production de CO2, le trafic aérien.&lt;br/&gt;Il y a aujourd’hui sur le Svalbard un trafic aérien fort développé. 1 avion par jour aterrit et décolle en direction du continent. Plusieurs durant l’été, Norwegian Airlines venant se rajouter à SAS. En été, Murmansk relie aussi le Svalbard par le biais de compagnie aérienne russe. Et il y a ces 3 vols par jours aller-retour en direction de la mine de Svea. Avion gratuit, s’il y a de la place, on s’engage simplement dans l’avion. Puis ce vol pour Ny-Alesund, qui n’est pas quotidien compte-tenu de la faible population de chercheurs (moins de 130 personnes en saison de forte densité).&lt;br/&gt;Et les hélicoptères.&lt;br/&gt;Parfois même, un avion privé aterrit, comme ce fut le cas de l’avion de de Jimmy Carter il y a quelques mois, resté une semaine.&lt;br/&gt;Malgré tout cela, le projet de Longyearbyen est ambitieux et fortement soutenu, à raison, par le pays. Je mettrai à ce sujet une liste de liens un peu plus tard dans la journée en vue de compléter les informations pour ceux qui seraient intéressés.</description>
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